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Le vendredi 24 juin 2016 La Fondation Recherche Cardio-Vasculaire – Institut de France a remis à Daniel Vaiman, Directeur de Recherches Inserm (DR1), au Palais de l’Institut de France sa première bourse de recherche de 50 000 euros sur les maladies cardio-vasculaires féminines. Cette première subvention du « Programme de Recherche Danièle Hermann-Cœurs de femmes » est destinée aux travaux de recherche fondamentale de Daniel Vaiman sur la pré-éclampsie, une pathologie grave de la grossesse qui touche une femme sur 20 et multiplie par 4 à 8 le risque de maladies cardio-vasculaires des femmes.

 

À propos de Daniel Vaiman

Daniel Vaiman est Directeur de Recherches Inserm (DR1). Il travaille sur les maladies de la reproduction humaine. Il est membre expert de plusieurs Comités sur la génétique pour les Instituts de recherche français (CNRS, Commission 22, Département génétique de l’Inra).Auteur de nombreuses communications scientifiques, il est consulté comme Rapporteur pour plus de 50 articles par an pour des journaux de reproduction, de fonction cardio- vasculaire ou généraux. Sa renommée est internationale.

Le projet de recherche proposé implique deux chercheurs temps-plein de l’équipe, Francisco Miralles (CR1 CNRS) et Daniel Vaiman. Il fait en outre l’objet d’un projet de thèse déposé à l’école doctorale.

Un programme qui pour la première fois en France et en Europe soutient la recherche sur les maladies cardio-vasculaires des femmes

La Fondation Recherche Cardio-Vasculaire – Institut de France a lancé en septembre 2015 le premier appel à projet de recherches « Danièle Hermann-Cœurs de femmes » destiné à promouvoir la recherche biomédicale sur le cœur des femmes. Avec cette initiative, la Fondation entend pallier à l’inexistence en France d’une recherche spécifique aux femmes sur les maladies cardio-vasculaires.

Parmi les 20 projets présentés, le Conseil scientifique de la Fondation Recherche Cardio-Vasculaire – Institut de France a décidé à l’unanimité d’attribuer la première bourse de recherche du « Programme Danièle Hermann – Cœurs de Femmes » à des figures incontournables de la recherche fondamentale en France et en Europe : Daniel Vaiman et son équipe qui travaillent sur les maladies de la reproduction humaine.

Une recherche centrée sur la pré-éclampsie, une pathologie qui multiplie par 4 à 8 le risque de maladies cardio-vasculaires chez les femmes

Cette maladie qui prend de l’ampleur affecte aujourd’hui une femme sur 20 en France. Elle se caractérise notamment par une hypertension artérielle apparaissant dans la 2e moitié de la grossesse et par une élévation de la quantité de protéines dans les urines. La pré-éclampsie occasionne des risques cardio-vasculaires majeurs, longtemps négligés, qui peuvent avoir des conséquences fatales à court, moyen et long terme.

Bien que les symptômes de la maladie disparaissent après l’accouchement, de nombreuses études épidémiologiques montrent en effet que la pré-éclampsie a un impact sur la santé des femmes au- delà de leur grossesse, avec une augmentation des risques à long terme d’hypertension et de maladies cardio-vasculaires, telles que les maladies coronariennes et les accidents vasculaires cérébraux.

 

eclampsie

Grâce au modèle de souris femelle transgéniquedit modèle STOX1 – développé dans le cadre de leurs travaux de recherche, le Docteur Vaiman et son équipe ont pour ambition d’identifier les mécanismes responsables de l’augmentation à long terme du risque de pathologies cardio-vasculaires chez les femmes ayant souffert de pré- éclampsie. Le projet retenu par le Conseil scientifique de la Fondation vise justement à caractériser l’impact de la pré- éclampsie à long terme sur le système vasculaire maternel, grâce à l’exploration détaillée de la physiologie de ce modèle de souris.

Seront également étudiés les effets protecteurs à long terme de l’aspirine utilisé comme médicament anti-pré-éclampsie pendant la grossesse

Cette recherche doit permettre une meilleure prise en charge de ces femmes au cours de leurs grossesses mais aussi après l’accouchement. Elle fournira donc de nouvelles approches diagnostiques et thérapeutiques permettant de soigner ou de diminuer le risque cardio-vasculaire pour la femme.


La pré-éclampsie, une véritable bombe à retardement pour le cœur des femmes

pre-eclampsie

On dénombre sur 800 000 grossesses environ 40 000 cas de pré-éclampsie par an en France. Cette maladie qui affecte 5 à 7% des grossesses demeure une cause majeure de morbidité maternelle. Elle a des conséquences sur le devenir des nouveau-nés en particulier la prématurité (dans 1/3 des cas) et génère des retards de croissance pour les enfants. Cette maladie provoque la mort de 500 bébés par an en France.

20% des femmes ayant eu une grossesse pré-éclamptique présentent de l’hypertension ou de la micro albuminurie, dans un délai de 7 ans après l’accouchement, contre seulement 2% des femmes ayant eu une grossesse normale.
Pour les femmes ayant souffert d’une pré-éclampsie, les risques de décès des suites d’une pathologie cardio-vasculaire est 4 à 8 fois supérieur (en cas de forme sévère ce qui intervient dans un cas sur 10) que chez les femmes qui ont eu une grossesse normale.

Le surcoût de la pré-éclampsie pour le système de santé français s’élève à environ 500 millions d’euros par an et 600 millions d’euros pour les mères et leurs enfants.

 

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