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Une étude de l'équipe Bourdoulous

Le méningocoque reconnait un sucre spécifique pour coloniser les cellules humaines

L’équipe du Dr Sandrine Bourdoulous montre que Neisseria meningitidis (méningocoque), une bactérie responsable de méningites et de formes sévères de septicémie (purpura fulminans), adhère aux cellules humaines via ses pili de type IV grâce à la reconnaissance spécifique d’un sucre complexe porté sur le récepteur humain CD147. Ces travaux, réalisés en collaboration avec le Dr Mathieu Coureuil (Institut Necker Enfants Malades, Paris) et le Dr Catherine Robbe-Masselot (Unité de Glycobiologie Structurale et Fonctionnelle, Université Lille), viennent d’être publiés dans la revue PNAS.

 

Le VIH favorise la survie intracellulaire d’une souche invasive de Salmonella dans les macrophages.

 

L’équipe de Florence Niedergang montre que le VIH permet à une souche invasive de Salmonella enterica Typhimurium, qui s’est développée en Afrique sub-saharienne, de mieux survivre dans les macrophages. Cette meilleure survie n’est pas directement liée à une connexion physique entre le compartiment viral et la vacuole de la bactérie à l’intérieur des cellules. Cette étude est publiée dans la revue Biol. Cell.

 

Le département Infection, Immunité et Inflammation (3I) travaille sur de nombreux microorganismes (virus, bactéries, parasites) pour mieux en comprendre la biologie et/ou la pathogénicité, et étudier les interactions entre les pathogènes et les organismes hôtes. En utilisant des approches moléculaires et cellulaires ainsi que des modèles animaux et des échantillons humains, nos équipes ont apporté des contributions majeures sur les stratégies de piratage des microorganismes et le rôle des systèmes immunitaires inné et adaptatif contre les maladies infectieuses. Plusieurs équipes développent également des programmes visant à appliquer leurs recherches fondamentales en approches vaccinales, diagnostiques ou thérapeutiques.

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Étude en collaboration avec l'équipe Claire Poyart, Agnès Fouet

L’émergence de résistances aux antibiotiques compromet les traitements actuels, incitant à l’identification de nouvelles cibles d’agents antibactériens.

Ainsi, pour vaincre les souches multi-résistantes de la bactérie pathogène Staphylococcus aureus, une nouvelle classe d’antibiotique est en développement. Des chercheurs de l’Inra (institut Micalis), en collaboration avec l'équipe dirigée par Agnès Fouet et Claire Poyart, remettent en cause le rationnel du choix de cette cible. Leurs résultats, parus dans Cell Reports le 17 décembre 2019, montrent comment un hôte infecté, bien que traité par ce type d’antibiotique, fournit aux bactéries des moyens pour y échapper.

 

La première classification moléculaire des tumeurs hypophysaires ouvre de multiples champs de recherche et de médecine personnalisée

 

Les tumeurs hypophysaires, deuxièmes tumeurs cérébrales les plus fréquentes, disposent désormais d’une classification moléculaire précise, complète et objective, avec la perspective de mieux prédire et comprendre le comportement de certains sous-types de tumeurs et d’ajuster les traitements. C’est ce que révèle une étude réalisée par des chercheurs de l’Institut Cochin (Équipe J. Bertherat, plateforme GENOM'IC), associées à l’Hôpital Foch et l’Hôpital Cochin AP-HP, publiée début janvier dans la revue internationale Cancer Cell.

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