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Le département Infection, Immunité et Inflammation (3I) travaille sur de nombreux microorganismes (virus, bactéries, parasites) pour mieux en comprendre la biologie et/ou la pathogénicité, et étudier les interactions entre les pathogènes et les organismes hôtes. En utilisant des approches moléculaires et cellulaires ainsi que des modèles animaux et des échantillons humains, nos équipes ont apporté des contributions majeures sur les stratégies de piratage des microorganismes et le rôle des systèmes immunitaires inné et adaptatif contre les maladies infectieuses. Plusieurs équipes développent également des programmes visant à appliquer leurs recherches fondamentales en approches vaccinales, diagnostiques ou thérapeutiques.

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Étude en collaboration avec l'équipe Claire Poyart, Agnès Fouet

L’émergence de résistances aux antibiotiques compromet les traitements actuels, incitant à l’identification de nouvelles cibles d’agents antibactériens.

Ainsi, pour vaincre les souches multi-résistantes de la bactérie pathogène Staphylococcus aureus, une nouvelle classe d’antibiotique est en développement. Des chercheurs de l’Inra (institut Micalis), en collaboration avec l'équipe dirigée par Agnès Fouet et Claire Poyart, remettent en cause le rationnel du choix de cette cible. Leurs résultats, parus dans Cell Reports le 17 décembre 2019, montrent comment un hôte infecté, bien que traité par ce type d’antibiotique, fournit aux bactéries des moyens pour y échapper.

 

La première classification moléculaire des tumeurs hypophysaires ouvre de multiples champs de recherche et de médecine personnalisée

 

Les tumeurs hypophysaires, deuxièmes tumeurs cérébrales les plus fréquentes, disposent désormais d’une classification moléculaire précise, complète et objective, avec la perspective de mieux prédire et comprendre le comportement de certains sous-types de tumeurs et d’ajuster les traitements. C’est ce que révèle une étude réalisée par des chercheurs de l’Institut Cochin (Équipe J. Bertherat, plateforme GENOM'IC), associées à l’Hôpital Foch et l’Hôpital Cochin AP-HP, publiée début janvier dans la revue internationale Cancer Cell.

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Équipe Benoit Chassaing

L’équipe « Interactions microbiote/mucus dans les maladies inflammatoires chroniques », dans une étude publiée dans Nature Communicationsdémontre qu’une approche innovante d’immunisation permettait de moduler le microbiote intestinal murin de manière bénéfique, protégeant contre le développement de maladies inflammatoires chroniques. Ce travail a été réalisé en collaboration avec Andrew Gewirtz de la Georgia State University et Ruth Ley du Max Planck Institute.

 

Étude dirigée par Serge Benichou (équipe Clotilde Randriamampita)

Dissémination du VIH : fusionner pour mieux s'échapper

Comme les lymphocytes T CD4, les cellules myéloïdes représentées par les macrophages, les cellules dendritiques mais également les ostéoclastes (macrophages osseux), constituent des cellules cibles du virus de l'immunodéficience humaine VIH-1. Alors que les mécanismes permettant la dissémination intercellulaire du VIH-1 dans ces cellules myéloïdes n'ont pratiquement pas été explorés, les travaux du groupe de Serge Benichou (équipe C. Randriamampita) publiés dans mBio ont permis de montrer que les lymphocytes T infectés sont capables de transférer très efficacement le VIH-1 vers ces cellules myéloïdes à la suite de contacts intercellulaires étroits par un processus de fusion cellulaire en deux étapes, aboutissant à la formation de cellules géantes multi-nucléées capables de produire des quantités importantes de virus infectieux