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L'équipe « Rétrovirus, Quiescence et Prolifération » vient de découvrir que la protéine XPB, un des composants du complexe de transcription TFIIH, est un cofacteur du virus VIH-1 et que son ciblage par la spironolactone inhibe la réplication du virus dans les cellules T.

 

La spironolactone, composé organo-sulfuré de la classe des stéroïdes (C4H32O4S), inhibe la réplication du virus HIV.
Cet effet antiviral corrèle avec la capacité de la molécule à induire la dégradation de XPB.

 

La transcription du promoteur du VIH est régulée par l’activité combinée de la machinerie transcriptionnelle de la cellule infectée et de la protéine virale transactivatrice Tat. Le travail de Benoit Lacombe sous la direction de Cecilia Ramirez paru dans le « Journal of Virology » du 28 septembre, montre que la spironolactone, une drogue antagoniste de l’aldostérone déjà utilisée en clinique, bloque la transcription dépendante de la protéine Tat, permettant ainsi l’inhibition de l’infection des cellules T par les virus VIH-1 et VIH-2. Cette inhibition repose sur la dégradation de l’hélicase cellulaire XPB, un composant du complexe de transcription TFIIH. XPB apparaît donc comme un nouveau cofacteur du VIH. Cette découverte des propriétés inhibitrices de la spironolactone sur le VIH ouvre la porte au développement de stratégies thérapeutiques nouvelles reposant sur le ciblage de cofacteurs cellulaires du VIH. Cibler un facteur cellulaire permet de réduire la probabilité de développement de résistances virales observées avec les traitements basés sur les antirétroviraux (qui ciblent les protéines virales). La spironolactone est un médicament générique et serait donc un traitement anti-VIH à très bas coût.

La spironolactone, composé organo-sulfuré de la classe des stéroïdes (C4H32O4S), inhibe la réplication du virus HIV.
Cet effet antiviral corrèle avec la capacité de la molécule à induire la dégradation de XPB.


En savoir plus :

Specific inhibition of HIV infection by the action of spironolactone in T cells.
Lacombe B, Morel M, Margottin-Goguet F, Ramirez BC. J Virol. 2016 Sep 28.

 

Contact chercheur :

Cecilia Ramirez

Institut Cochin
CNRS UMR8104, Inserm U1016, Université Paris Descartes
22 rue Méchain, 75014 Paris – France

33(0)1 40 51 66 22