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Etude dirigée par Jérôme Delon (équipe Clotilde Randriamampita)

Une modification lipidique aberrante de la GTPase CDC42 est à l’origine d’un syndrome auto-inflammatoire sévère

Les bases génétiques à l’origine de nombreuses pathologies humaines restent largement inconnues. Dans un travail effectué en collaboration avec Asma Smahi (Institut Imagine) et publié dans le Journal of Allergy and Clinical Immunology, Jérôme Delon et ses collègues viennent d’élucider les mécanismes moléculaires à l’origine d’un syndrome auto-inflammatoire particulièrement sévère : une mutation identifiée sur la petite GTPase CDC42 déclenche une palmitoylation aberrante de cette protéine induisant une surproduction de nombreuses cytokines pro-inflammatoires. Ces travaux révèlent donc un lien insoupçonné entre la signalisation CDC42 et l’inflammation, et ouvrent la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques. 

 

 

 

Équipe Carole Peyssonnaux

L’hepcidine, molécule régulatrice du fer, est produite par le système immunitaire et limite la croissance des bactéries intestinales après une lésion intestinale, aidant la cicatrisation de la muqueuse intestinale, selon une étude réalisée par des chercheurs de Weill Cornell Medicine et l'équipe de Carole Peyssonnaux à l'Institut Cochin. L'étude, publiée le 10 avril dans Science, pourrait avoir des implications importantes pour le traitement des maladies gastro-intestinales qui endommagent la muqueuse des intestins à la suite d'une infection, d'une inflammation chronique ou d'un cancer. À l'heure actuelle, la plupart des traitements contre les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI) se concentrent uniquement sur la réduction de l'inflammation et ne répondent pas directement au besoin de promouvoir la réparation des tissus.

 

 

 

Une étude de l'équipe C. Pique

L’équipe du Dr Claudine Pique montre que la protéine Tax du HTLV-1 exploite les fonctions de la sous-unité XPB du complexe de transcription TFIIH pour permettre la transcription des ARNm viraux. Ces travaux viennent d’être publiés dans Journal of Virology.

Le virus T-lymphotrope de type 1 (Human T-lymphotropic virus type 1/HTLV-1) est responsable d’une forme de leucémie à cellules T et de pathologies inflammatoires. La transcription des ARNm viraux est sous le contrôle de la protéine virale régulatrice Tax qui fonctionne en exploitant des facteurs de transcription cellulaires. Ainsi, Tax utilise le facteur de transcription CREB et ces co-facteurs pour transactiver le promoteur viral. Tax contrôle également certaines étapes ultérieures du processus de transcription en recrutant sur le promoteur viral des facteurs de transcription généraux comme TFIIA, TFIID (préinitiation) et p-TEFb (élongation). 

 

 

Équipe Postic-Issad

La O-GlcNAc-glycosylation : quand le sucre éteint l’inflammation dans le macrophage.

 

Une étude dirigée par Tarik Issad, en collaboration avec Florence Niedergang (Équipe Biologie des Phagocytes, Infection et Immunité) et Georges Bismuth (Équipe Signalisation des cellules immunes et infection rétrovirale) a montré que dans le macrophage, le LPS (agent pro-inflammatoire présent à la surface des bactéries gram négatif) induit une augmentation générale de la O-GlcNAcylation des protéines. Cette augmentation de O-GlcNAcylation constitue un mécanisme de rétrocontrôle négatif permettant de limiter les processus inflammatoires induits par le LPS (article à paraître dans la revue The Journal of Immunology).

Équipe Morgane Bomsel

SIDA : Des virus cachés dans les plaquettes chez les patients traités, malgré une charge virale négative - avirémiques mais en échec immunologique

Une étude publiée dans la revue Science Translational Medicine montre que les plaquettes de patients infectés par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) hébergent le VIH infectieux, malgré une thérapie antivirale combinée efficace supprimant la charge virale dans le sang. Chez ces patients, la présence de VIH dans les plaquettes est fortement corrélée à l’échec de rétablissement de réponse immune T CD4+. Les chercheurs montrent in vitro que les plaquettes peuvent propager le virus infectieux aux macrophages, l’un des réservoirs tissulaires du virus, établissant une voie alternative de dissémination du VIH vers ce type de réservoir. 

Reconstructions 3D d’images de plaquettes contenant du VIH. La moitié de la plaquette est montrée et les pointillés jaunes détourent la limite du plan de section. La surface et les membranes internes des plaquettes sont en vert (marquage par des anticorps anti-CD41), le virus dans des compartiments intra-plaquettaires est en rouge (marquage par des anticorps anti-p24).